Vous vous souvenez peut-être des fauteuils « kana péï », ces chauffeuses 100% récup’ entièrement conçues et réalisées à La Réunion. Il s’agissait en réalité de la première pierre d’un projet bien plus grand : le mouvement « Arts Utiles ».

Initié par l’architecte d’intérieur Philippe Sidelsky, ce mouvement vise notamment à labelliser des produits artisanaux, locaux et éco-responsables. Trois secteurs peuvent y prétendre : la mode, l’ameublement, et l’art de vivre. Un comité d’experts aux compétences variées (design, création et direction artistique, économie circulaire et durable, innovation) a pour mission d’examiner les projets des entrepreneurs pour déterminer s’ils remplissent les critères élevés du label : qualité, durabilité, respect de  l’environnement et bienveillance. Si la réponse est positive, alors l’artisan bénéficiera d’un accompagnement dans le développement, mais aussi la promotion et la diffusion.

« Les consommateurs sauront directement qu’ils sont face à un produit éthique », se réjouit Philippe Sidelsky, qui encourage les entrepreneurs à les contacter via un formulaire téléchargeable sur le site arts-utiles.re. Pour fonctionner, le mouvement bientôt constitué en association mise sur le mécénat et lance à ce titre un appel aux entreprises et industries.

Les consommateurs, eux, sont invités à repenser leurs habitudes pour donner du sens à leurs actes d’achat et revenir ainsi de véritables « consomm’acteurs ». Une démarche bientôt simplifiée grâce au mouvement arts utiles. Une initiative qui a l’art d’être utile !