192 pays et territoires… Voilà ce que cet Australien a visité au long des années. Darren Mclean, 51 ans, a réussi à réaliser le rêve ultime : voyager, selon ses envies, dans le monde entier. Sans attaches, ni maison à son nom, cet auto-entrepreneur dans l’informatique peut aujourd’hui se permettre de vivre sa passion. Depuis plus de deux ans, il raconte en détail ses voyages et donne de très bons conseils sur son site, taste2travel. Après avoir sillonner les paysages les plus spectaculaires de la planète, Darren s’est arrêté sur une île inconnue, presque comme perdue dans l’océan Indien. « Comment ne pas connaître l’existence de cet endroit ? » se demande-t-il. Eh oui, Darren atterrit à La Réunion.

« Tout est incroyable »

Assis dans le seul « café à l’Australienne » de l’île, le Coffee Shop, à Saint-Denis – car un bon « Flat White » ne se trouve qu’en Australie – il se remémore deux semaines inoubliables. « Le volcan, les cirques, les ravines… Tout est incroyable ici ». Il évoque d’abord le volcan et surtout la vue depuis hélicoptère, à couper le souffle, puis la route des laves et cette histoire que l’on peine à croire de Notre-Dame des Laves.

Ensuite, place aux cirques et leurs paysages époustouflants. Hormis les paysages, deux souvenirs étonnants en ressortent. Le restaurant, l’Atelier des Saveurs à Cilaos, tenu par un couple de Créoles qui se sont rencontrés à Perth. Et surtout, les araignées de Hellbourg. « Elles sont partout et absolument superbes », insiste l’Australien dont le pays est quand même réputé pour ses bestioles.

Darren Mclean, qui n’est pas un randonneur, a plutôt été marqué par les musées « très bien configurés ». Et la nourriture. Pas la Créole, car pour lui, les carris ressemblent à bon nombre de « curry » dans le monde, mais plutôt la diversité de la nourriture, les prix et surtout, les boulangeries. « On peut trouver des boulangeries dans les endroits les plus improbables, comme en montant vers le Maïdo, affirme-t-il. Les pâtisseries sont exceptionnelles, comme en France ».

Pour Darren, La Réunion contient tout ce dont on a besoin et à proximité. Et ça comprend le climat. « Si on a trop chaud sur la côte, on peut monter dans la fraicheur en quelques minutes ». L’île est-elle trop petite ? Pas du tout. « Je pourrais vivre ici », avoue-t-il. Et pour ce connaisseur, ce n’est pas donné à tous les pays. Il avoue n’avoir eu aucune attente car il est arrivé sans la moindre information sur l’île. « C’est comme ça qu’il faut voyager ! »

Quelques bémols malgré tout : les plages, les transports publiques et la barrière de la langue. « Les plages ne sont pas exploitées, il y aurait tant à faire au niveau du lagon par exemple ». Il poursuit: « Les arrêts de bus, il y en a partout, mais parfois les bus ne viennent pas ». Et la nuit, impossible de se déplacer sans voiture de location. « Même les taxis sont difficiles à trouver ». Pour profiter de La Réunion, mieux vaut donc louer une voiture pour pouvoir se sentir pleinement indépendant, surtout avec « des routes aussi belles ». Mais c’est une indépendance parfois limitée, selon Darren, si on ne parle pas un mot de Français. « On sent que même les Créoles qui parlent Anglais, sont réticents. Et impossible de trouver un panneau ou une affiche dans les deux langues. C’est une destination installée par les Français pour des Français, et c’est dommage », observe-t-il.

Prochaine destination: les Seychelles. Pays numéro 193. Certains pays, il y retourne plusieurs fois. Comme aux États-Unis ou encore à la République Dominicaine dans les Caraïbes. Nous espérons le revoir à La Réunion… Et Darren aussi.