Le calme règne dans la cour de récré. Et pourtant, il est 13h et les élèves sont encore là. À l’école dionysienne Henri Dunant, comme dans trois autres établissements du chef-lieu, les marmailles participent à l’opération « Silence on lit ». Chaque jour, 15 minutes avant la reprise des enseignements, les élèves choisissent des livres mis à leur disposition et se mettent à lire. En silence.

De quoi faire autant de bien à leurs oreilles qu’à leur esprit. « Ça apporte aux enfants le calme, le retour à une certaine sérénité après la pause méridienne où ils ont couru dans tous les sens. Ils se posent, se concentrent, font travailler leur lecture, leur imaginaire, et ça se passe beaucoup mieux lors du retour en classe », explique Angélique Verbard, cheffe de projet à la direction du développement culturel de la Ville. Proposé par l’association Silence on lit – qui délivre aux collectivités les clés de la mise en place – le dispositif est aussi une manière de prévenir l’illettrisme. « Nous travaillons aujourd’hui pour des lecteurs de demain », se réjouit Angélique Verbard.

« Les enfants sont demandeurs, quand ils entendent la sonnerie ils se précipitent vers les caisses de livres pour lire , se réjouit Frédérique Seigle, directrice par interim et enseignante. « Ça leur permet d’être plus calme mais aussi plus concentrés. D’autant plus qu’en classe, on fait un retour sur les lectures qu’ils viennent de faire, avant d’entrer dans les apprentissages ».

« Une très bonne initiative »

« Quand on rentre en classe on est calme », confirme la petite Léa, visiblement heureuse de ce quart d’heure de tranquillité. « Et on travaille très bien », complète sa copine Adèle.

Un moment de quiétude auquel les parents sont invités à se joindre. Ludivine est d’ailleurs venue pour donner le bon exemple à son fils. « Apparemment les enfants se calquent sur ce que font les adultes. Ils ont l’habitude de nous voir sur nos tablettes, nos téléphones ; nous voir en train de lire peut leur donner envie », explique-t-elle, assise à côté de son fils, un livre entre les mains. Un peu plus loin dans la cour, son conjoint se trouve avec un autre de leurs enfants. « C’est une très bonne initiative. Ça nous permet de voir l’évolution de l’enfant, et ça lui permet à lui d’évoluer dans sa lecture », explique celui qui est ravi d’occuper sa pause du midi de cette manière.

Forte de ce bilan positif, la ville espère élargir le dispositif à une dizaine d’écoles d’ici à la fin de l’année. Et à terme, à toutes les écoles du chef-lieu.

Pour en savoir plus sur le dispositif Silence on lit : http://www.silenceonlit.com/