« Protege nout mer ». C’est le message de la campagne de sensibilisation lancée ce mardi par deux passionnées des océans, Charlotte Boiron et Eva Langlois. Respectueusement photographe sous-marine et monitrice de plongée, les deux femmes passent une bonne partie de leur temps sous l’eau. Et ces derniers temps, de nouveaux déchets gâchent le spectacle offert par les fonds marins. « Des masques chirurgicaux se retrouvent dans l’océan. On le constate tous les jours », déplore en effet Charlotte, tandis qu’Eva rappelle qu’« ils ne sont pas biodégradables ».

Le problème, outre le fait qu’ils se fondent difficilement dans le paysage, c’est que les masques jetables sont composés de polypropylène, un dérivé du pétrole classé dans la catégorie des thermoplastiques. Ces matières peuvent mettre des centaines d’années à se décomposer, et causer bien des dégâts sur les espèces marines.

Ce mardi matin lors du lancement de la campagne, à Kélonia

Si l’idée n’est pas de dissuader de porter un masque, les deux passionnées insistent sur la nécessité de jeter à la poubelle ceux destinés à un usage unique (dans le bac des ordures ménagères car ils ne sont pas recyclables).

Et veulent aussi inciter à recourir aux masques en tissu réutilisables. « Ça aiderait déjà pas mal la planète », estime Charlotte.

Pour faire passer le message, leur campagne s’appuie sur quatre photos capturées à l’occasion de deux shootings, l’un au Cap Lahoussaye, l’autre à Kélonia. Le tout accompagné de slogans choc. « Et si le virus c’était nous ? », questionnent-elles notamment sur leurs images.

Elles comptent désormais sur la viralité des réseaux sociaux pour porter ce message le plus loin possible. Aidons-les !

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