Qui a dit que les rockeurs, c’est plus ce que c’était ? Pete Doherty, à La Réunion pour jouer au Sakifo, prouve le contraire. Arriver en peignoir avec un mojito à la main pour accueillir la presse à la conférence se tenant à son hôtel, on ne s’attendait pas à moins !

Dans une ambiance détendue, les réponses sérieuses sont difficiles à obtenir. Ça rigole, avec distraction – sûrement l’euphorie du voyage entre copains – car si un sentiment se dégage du groupe, c’est bien une grande amitié. Pete est entouré de trois musiciens : un Anglais, une française – son ex – et un Réunionnais. Et oui, Mickaël est né à La Réunion avant de partir à l’âge de 8 ans en métropole. Un retour pour la famille car sa mère était enfant de la Creuse. « Heureux d’être ici », il connaît néanmoins mal l’île. Il a rencontré Pete « dans le monde de la musique » et une amitié est née.

Comme accueillis par un groupe de pote chez eux, les journalistes s’intéressent aux membres, à la musique prévue… « Dommage, notre batteur n’a pas pu être là, il n’avait pas de passeport, explique Pete avec humour, il nous manque tant ». Un batteur rencontré alors qu’ils étaient en tournée en Espagne. En panne, ils ont demandé de l’aide à un homme qui squattait dans une maison à côté. « Il était cool, c’est devenu le batteur ».

« Et vous ? Vous êtes de quel type de médias ? ». Agréable, il s’intéresse aux journalistes avant de s’éclipser pour se changer. Il est en peignoir après tout ! Interview promise, il disparaît malgré tout assez longtemps ; pour se faire une beauté ? Il revient avec une chemise ouverte qu’il semble avoir balancé sur son corps, le torse à l’air.

Eh, on est rockeur ou on l’est pas.

Angélique Dorwling-Carter sur place.