Après les assiettes, gobelets et cotons-tiges en plastique, c’est désormais au tour des barquettes en polystyrène et des pailles en plastiques d’être interdites dans le cadre de la loi anti-gaspillage. Les acteurs de la restauration ont encore six mois pour écouler leurs stocks, passé ce délai, ces ustensiles aux conséquences écologiques désastreuses disparaîtront du paysage.

Pour ce qui est des barquettes, les restaurateurs pourront se tourner vers des solutions recyclables ou compostables, en carton ou encore en bagasse. Mais ces alternatives à usage unique ne sont pas neutres d’un point de vue écologique. Le mieux reste encore de laisser au client la possibilité de se faire servir dans son contenant, ou de mettre en place un système de consigne (comme le propose Réutiliz sur Saint-Leu, CaryOn sur Saint-Denis et Oyobo sur Saint-Paul).

Les pailles, qui devaient initialement être interdites au 1er janvier 2020, peuvent quant à elle être remplacées par des alternatives réutilisables, en inox ou en bambou par exemple.

Outre les pailles et les barquettes en polystyrène, cette nouvelle interdiction concerne également les touillettes, couvercles des boissons à emporter, confettis et piques à steak en plastique, ainsi tout les objets en plastique oxodégradables. La fabrication et l’importation de sacs en plastique à usage unique sont aussi proscrites, tout comme la mise à disposition gratuite de bouteilles d’eau en plastique à usage unique dans les établissements recevant du public et les locaux à usage professionnel.

La loi prévoit la fin de la mise sur le marché des emballages en plastique à usage unique d’ici 2040 et prévoit de tendre vers l’objectif de 100 % de plastique recyclé d’ici le 1er janvier 2025.