Comment tiennent-ils debout ? Si certains ressemblent à de véritables œuvres d’art, ce sont avant tout… des gâteaux. Anniversaires, mariages, baptêmes, communions… Toutes les occasions sont bonnes pour admirer d’impressionnantes créations et encore mieux, les déguster ! Parmi les sculptures, le Chat du Chechire d’Alice au Pays des Merveilles, un camion benne, une île tropicale dont l’eau déborde… David Brovan ne manque pas d’imagination pour satisfaire ses clients.

Si cela fait 4 ans qu’il a lancé sa boîte – Cake Kustom – le Dionysien aime cuisiner, surtout les desserts, depuis toujours. « Je préparais des bonbons bananes et des crêpes pour ma famille et j’aimais le plaisir que je leur apportais ». Le choix n’a donc pas été difficile quand il a fallu sélectionner une matière en lycée professionnel. « En plus, ce n’était pas connu à l’époque et j’ai toujours aimé faire ce qui est un peu différent des autres, avoue-t-il. J’étais un élève très moyen mais c’est tant mieux, ça m’a permis de me diriger vers ce que j’aime ». Ensuite, un CAP « pâtissier, glacier, chocolatier, confiseur » – « bref, tout ce qui est sucre quoi » – a permis à ce « grand gourmand » de trouver du travail chez Jean-Claude Manciet, chef pâtissier de renommée, à Saint-Pierre.

« Plus de 15 heures de travail »

Grâce à cette expérience précieuse et une accumulation de petits boulots, David Brovan a pu enfin ouvrir son propre laboratoire. Et c’est là que le « cake design » a pu prendre de l’ampleur. Basé à Bellepierre, il créé aujourd’hui des pièces de toutes tailles et tout genre pour des prix allant de 47 à 470 euros. Pour les gâteaux les plus élaborés, comme les « gravity cake » – notez la cannette de bière qui semble tenir toute seule – ce sont plus de 15 heures de travail. Et surtout, « l’intérieur est aussi bien que l’extérieur ». Ce qui est rassurant parce que franchement, c’est presque dommage de les manger.

Et pour ceux qui souhaitent se lancer dans la pâtisserie, David anime également des ateliers à La Possession à l’Atelier Ochef.