La fin du confinement est là. Elle était tant attendue. Mais si bon nombre de Français ont noté la date et prévu de voir les amis ou fêter ça, beaucoup se disent aussi que le confinement, ce n’était pas si mal finalement.

C’est en tout cas le ressenti de Claire Dardel, artiste à Saint-Denis. Le choc initial de ce qui venait de lui être imposé l’a redirigé vers les toiles, après deux ans d’absence. « J’étais occupée à animer des ateliers, je n’avais plus le temps de peindre, avoue-t-elle. Donc je me suis mise très vite à peindre. Je me trouve alors dans l’instant présent et c’est apaisant ».

Comme une thérapie, l’habitude est vite revenue ; presque une œuvre par jour. « Le confinement était très inspirant et l’imaginaire est réparateur, réconfortant. Je n’avais aucune contrainte pour peindre et je me suis retrouvée dans cette bulle qui me protégeait ».

Claire Dardel s’est donc vue protégée de l’angoisse extérieure en « prenant du recul dans le monde de l’enfance et de l’insouciance ». Le confinement est donc devenu la star de ses œuvres sans que le coronavirus ne soit présent. « Je voulais de la légèreté et traiter ce que l’on veut faire du monde de demain ». Les premiers jours ont donc donné naissance à des toiles

montrant la nature qui reprend ses droits avec des images ressemblant à des illustrations de contes. On remarque ensuite l’humain, confiné. Physiquement seulement, car pour cette aquarelliste, l’esprit a retrouvé une liberté qui a fait naître une créativité que le quotidien avait asphyxié.

Ce n’est pas sans « un peu de peur » qu’elle fait face au déconfinement après un rythme qui lui convenait, au final. Avec l’incertitude des semaines à venir, Claire Dardel est d’avis que c’est le moment de laisser libre court à son imaginaire. « Les jours qui arrivent sont à inventer, essayons de les imaginer ». Et ces belles œuvres peuvent surement nous aider.

Si ces quelques oeuvres de Claire vous plaisent, retrouvez les sur sa page Facebook ou contactez-là au 0692 37 35 92.