La météo n’a pas fait peur aux Dionysiens. La Fête de la musique, ça se fête, un point c’est tout. Si en effet les rues ont tardé à se remplir en début de soirée, certains coins ont attiré des petites foules de spectateurs armés de vestes et écharpes pour faire face au vent. Le Séga de Waïo Misik, école de musique populaire de Sainte-Clotilde, devant l’ancien hôtel de ville a permis à plus d’un de se réchauffer.

Il a fallu ensuite peu de temps pour que l’ambiance décolle, notamment sur l’avenue de la victoire devant la cave à vins. Les guitares s’activaient en face des stands de nourriture dans l’odeur des samoussas et la chaleur des fours. Et derrière les stands, des tambours raisonnaient dans les jardins de la Préfecture. En effet, ils rythmaient la danse de Moringue de jeunes artistes.

Chaque coin de rue cachait de nouvelles mélodies et spectacles. Du maloya à côté de rock juste avant de la pop… Les genres se mêlaient parfois tant les sites étaient nombreux et rapprochés. Devant l’Apoteek, c’est un concert de Jazz qui permettait un moment plus détente. Les spectateurs pouvaient apprécier un cocktail et s’asseoir aux tables installées au milieu de la route.

Puis, autre ambiance un peu plus tard au niveau des bars du centre. Les grosses baffles sorties, les barmans expatriés dans les rues et les pistes de danse remplies. De l’électro devant le O Bar, les DJs de Trace pas loin du Mahe Labourdonnais et une soirée « électropicales » dans le parking de la rue Labourdonnais… Certains dansaient, d’autres sirotaient leur bière en retrouvant de vieilles connaissances.

La Fête de la Musique, c’était 30 sites, sans compter ceux qui n’avaient pas oublié d’emmener leur instrument pour s’improviser un mini concert entre copains. Tous contre le vent, même pas peur.

Retrouvez notre « live » d’un morceau des Anonymes 974: