Voilà qui devrait plaire aux nostalgiques des sons crépitants d’antan. Tous deux mordus de musique, Florence et Antoine se sont lancés dans l’aventure de la production de disques vinyles à La Réunion. « On s’est rendus compte qu’il n’y avait pas d’unité de pressage dans l’océan Indien, et on a décidé de monter un atelier de A à Z »,  explique Florence. Un atelier destiné aux artistes, qui pourront ainsi « participer jusqu’au bout à la création de leur œuvre et avant tout diminuer les coûts et délais inhérents au pressage dans l’hémisphère nord », souligne Antoine.
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Après avoir recherché les équipements, demandé des devis, envoyé plus d’une centaine de mails, rencontré de nombreux acteurs du secteur – et surtout beaucoup appris -, les deux mélomanes ont lancé en janvier dernier RunRun Records, leur studio de mastering et de gravure de disques vinyles situé à Saint-Pierre. De quoi déjà graver des disques à l’unité et en petite quantité pour les artistes péi. « Nous serons rapidement en mesure de proposer différents formats de disques, en 45T et 33T, en plusieurs coloris, des pochettes simples ou gatefold, avec des impressions en quadrichromie ou sérigraphie. »
Un appel à la générosité
Mais pour aller jusqu’au bout de ce projet bien orchestré, Florence et Antoine ont besoin d’un petit coup de pouce. Comptant sur la générosité des internautes, ils ont ouvert une cagnotte sur la plateforme de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank.
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« Nous avons besoin de vous pour l’acquisition d’une presse qui nous permettra de fabriquer un grand nombre de copies de disques, dès la réception des fichiers son jusqu’à la livraison des disques conditionnés », expriment les entrepreneurs qui espèrent ainsi « contribuer à la promotion de la musique réunionnaise mais aussi des artistes de tout l’océan Indien ». 
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S’ils parviennent à leur objectif, la production de vinyles péi débutera dès juillet prochain. Seule la galvanisation (procédé chimique et métallique consistant à transformer le disque en empreinte) ne sera pas réalisée dans l’atelier (mais externalisée en métropole), eu égard à sa complexité de mise en œuvre. Mais à plus long terme, les deux passionnés ambitionnent d’enrichir leur studio de cette activité pour proposer des vinyles 100% « made in Réunion ».
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