Ben Harper, le chanteur-compositeur-guitariste californien qui compte 15 albums et des tournées dans le monde entier était très attendu hier sur la scène Salahin du Sakifo. Comme si le festival montait en puissance pour arriver à ce moment-là. « Dieu est arrivé » pouvait-on entendre dans la foule, « magique ».

Et enfin, le voilà seul sur l’estrade. Les seuls autres membres du groupe: sept guitares. En effet, quand on est si bon, comment se contenter que d’une seule. Puis un coup de piano. Devant un public captivé, presque comme à la messe, Ben Harper commence par les titres les plus connus, d’une voix parfaite qui tient des milliers de personnes. Et face aux acclamations des spectateurs, il lève son grand chapeau blanc. Et avoue: « Je n’arrive pas à croire que je suis là, j’ai rêvé toute ma vie de venir ici ».

Les fans ultimes n’ont donc pas été déçus. Pour d’autres, surtout ceux qui se trouvaient un peu loin de la scène, le spectacle aurait pu profité d’un petit coup de peps, au vu de l’ambiance électrique du Sakifo. Bon. Après tout, Ben Harper c’est plutôt un moment de détente. Parfait pour un dimanche soir, selon nous!

Angélique Dorwling-Carter et Matthieu Poudroux sur place.